Maître Jésus trahi et arrête. Judas, le traitre. - Livre d'Urantia. Fascicule 183. P.1971 - §1 Après que Jésus eut finalement réveillé Pierre, Jacques et Jean, il leur suggéra de retourner dans leurs tentes et de chercher à dormir pour se préparer aux tâches du lendemain. Mais les apôtres étaient maintenant tout à fait réveillés ; leurs brefs moments de sommeil les avaient reposés. En outre, ils étaient stimulés et excités par l'arrivée sur la scène de deux messagers très agités qui s'enquirent de David Zébédée et partirent rapidement à sa recherche dès que Pierre leur eut indiqué où se trouvait son poste de garde.
P.1971 - §2 Quoique huit des apôtres fussent profondément endormis, les Grecs qui campaient près d'eux craignaient davantage des troubles, au point qu'ils avaient posté une sentinelle pour donner l'alarme en cas de danger. Lorsque les deux messagers entrèrent précipitamment dans le camp, la sentinelle grecque se mit à réveiller tous ses compatriotes, qui sortirent de leurs tentes tout habillés et complètement armés. Tout le camp était maintenant en éveil, sauf les huit apôtres. Pierre voulait les appeler, mais Jesus le lui interdit formellement. Le Maitre leur recommanda doucement à tous de retourner dans leurs tentes, mais ils étaient peu disposés à suivre cette invite. P.1971 - §3 N'ayant pas réussi à disperser ses partisans, le Maitre les quitta et descendit vers le pressoir à olives proche de l'entrée du Parc de Gethsémani. Les trois apôtres, les Grecs et les autres membres du camp hésitèrent à le suivre immédiatement, mais Jean Marc se hâta de contourner les oliviers et se cacha dans une petite baraque proche du pressoir à olives. Si Jesus s'éloignait du camp et de ses amis, c'était afin que les hommes venus pour s'emparer de lui puissent l'arrêter à leur arrivée sans déranger les apôtres. Le Maitre préférait que ses apôtres ne fussent pas réveillés et présents au moment de son arrestation ; il craignait que le spectacle de la trahison de Judas n'excite leur animosité au point de les faire résister aux soldats et emmener en prison avec lui. S'ils étaient arrêtés avec lui, il avait peur qu'ils ne périssent aussi avec lui. P.1971 - §4 Jésus savait que le plan pour le faire mourir avait son origine dans les conseils des dirigeants juifs, mais il était également conscient que tous ces projets néfastes avaient la pleine approbation de Lucifer, de Satan et de Caligastia. Il savait bien que ces rebelles des royaumes verraient aussi avec plaisir tous les apôtres exterminés avec lui. P.1971 - §5 Jésus s'assit, dans la solitude, sur le pressoir à olives et y attendit l'arrivée du traitre, et il n'était vu, à ce moment-là, que par Jean Marc et une multitude d'observateurs célestes. |
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2 . JUDAS DANS LA VILLE P.1972 - §2 Après que Judas eut si brusquement quitté la table au milieu du Dernier Souper, il se rendit tout droit chez son cousin, puis tous deux allèrent directement trouver le capitaine des gardes du temple. Judas demanda au capitaine de réunir les gardes et l'informa qu'il était prêt à les conduire vers Jésus. Judas était venu un peu plus tôt qu'on ne l'attendait, de sorte qu'il fallut un certain temps pour se mettre en route vers la maison de Marc, où Judas s'attendait à trouver Jésus s'entretenant encore avec les apôtres.
Le Maitre et les onze apôtres quittèrent le domicile d'Élie Marc au moins un quart d'heure avant l'arrivée du traitre et des gardes. Au moment où ceux qui venaient l'arrêter arrivèrent chez Marc, Jésus et les onze étaient déjà sortis de l'enceinte de la ville et en route vers le camp d'Olivet. P.1972 - §3 Judas fut très inquiet de ne pas trouver Jesus à la résidence de Marc et en compagnie des onze hommes, dont deux seulement étaient armés pour résister. Il avait appris fortuitement que, l'après-midi où il avait quitté le camp seul Simon Pierre et Simon Zélotès s'étaient ceints d'une épée. Judas avait espéré s'emparer de Jésus pendant que la ville était tranquille et qu'il y avait peu de chances de résistance. Le traitre craignait d'avoir à faire face à plus de soixante disciples dévoués s'il attendait leur retour au camp, et il savait aussi que Simon Zélotès disposait d'une ample réserve d'armes. Judas devenait de plus en plus nerveux en songeant à quel point les onze apôtres loyaux le détesteraient, et il redoutait qu'ils ne cherchent tous à le tuer. Non seulement il était déloyal, mais aussi réellement lâche dans son coeur. P.1973 - §1 Faute de trouver Jesus dans la salle du haut, Judas demanda au capitaine des gardes de retourner au temple. À cette heure, les dirigeants avaient commencé à s'assembler chez le grand-prêtre pour se préparer à recevoir Jésus, vu que leur convention avec le traitre comportait l'arrestation de Jésus à minuit ce jour-là. |
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Judas expliqua à ses associés qu'ils avaient manqué Jésus à la maison de Marc, et qu'il faudrait aller à Gethsémani pour l'arrêter. Le traitre poursuivit en précisant que plus de soixante disciples dévoués campaient avec lui et qu'ils étaient tous bien armés. Les chefs des juifs rappelèrent à Judas que Jésus avait toujours prêché la non-résistance, mais il répliqua que l'on ne pouvait compter sur tous les disciples de Jesus pour obéir à cet enseignement. Judas avait réellement peur pour lui-même, et c'est pourquoi il osa demander une compagnie de quarante soldats en arme. N'ayant pas sous leur juridiction une force aussi importante, les autorités juives se rendirent aussitôt à la forteresse d'Antonia et requirent le commandant romain de leur fournir cette garde. Mais, en apprenant leur intention d'arrêter Jesus, le commandant refusa aussitôt d'accéder à leur demande et les adressa à son officier supérieur. De cette manière, ils perdirent plus d'une heure en allant d'une autorité à l'autre, jusqu'au moment où ils furent contraints d'aller jusqu'à Pilate en personne pour obtenir l'autorisation d'employer les gardes romains armés. Quand ils arrivèrent à la maison de Pilate, il était tard, et Pilate s'était retiré avec sa femme dans son appartement privé. Il hésita à s'immiscer en quoi que ce soit dans l'entreprise; d'autant plus que sa femme lui avait demandé de ne pas faire droit à la requête. Mais, puisque le président du Sanhédrin juif était présent et demandait personnellement cette assistance, le gouverneur crut sage de donner l'autorisation ; il s'estimait en mesure de rectifier ultérieurement n'importe quelle mauvaise action qu'ils auraient pu être amenés à commettre. P.1973 - §2 En conséquence, lorsque Judas Iscariot partit du temple vers onze heures et demie du soir, il était accompagné de plus de soixante personnes — gardes du temple, soldats romains et serviteurs curieux des dirigeants et chefs des prêtres. 
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